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La responsabilité publique, une gouvernance équitable et le respect des droits humains

Tous les gouvernements doivent remplir leurs engagements. Ils se doivent de rendre des comptes à la population et de faire preuve d’une totale transparence dans l’utilisation des ressources publiques. Les gouvernements, les institutions et la société civile doivent faire en sorte de détruire impitoyablement toute source de corruption, y compris dans le secteur privé.

La loi internationale fait obligation aux gouvernements de respecter les droits de l’homme, qu’ils soient économiques, sociaux ou culturels. Ceci suppose un régime économique équitable, une action en faveur des plus pauvres, des services publics de qualité dans tout le pays et la garantie d’un emploi décent pour tous. 

 

En rédigeant les accords bilatéraux ou multilatéraux relatifs à l’aide, à la dette, au commerce ou aux investissements, les gouvernements ne doivent ni accepter, ni imposer, des conditions extérieures qui rendent impossible la mise en application des droits évoqués plus haut.

 

Les gouvernements doivent :

  • Assurer l’égalité entre les hommes et les femmes et la justice sociale. Faire cesser toute forme de violence faite aux femmes. Défendre les droits des femmes en particulier leur droit à la participation politique et celui de l’accès aux ressources
  • Faire en sorte que les enfants soient totalement protégés - légalement, physiquement, socialement et économiquement 
  • Incorporer dans les plans d’actions et les budgets, déjà en place ou à établir, des garants de l’équité, réforme agraire, progressivité de l’impôt ou stratégies de réduction de la pauvreté 
  • Mettre en oeuvre  des politiques de plein emploi, en apportant une attention particulière à l’emploi des jeunes 
  • Faire participer activement la société civile, y compris les pauvres, les femmes, les enfants ou les groupes socialement exclus, y compris les handicapés, les dalits ou les peuples autochtones, à la formulation, aux décisions et à la mise en oeuvre des priorités, des politiques et des projets de développement, au plan national ou international.
  • Respecter et promouvoir la liberté d’expression, c’est-à-dire la liberté de la presse et la liberté d’association.
  • Mettre en place de façon pro-active des stratégies nationales pour combattre la corruption qui soient cohérentes avec les conventions internationales anti-corruption.
  • Faire participer la société civile à la définition du budget.
  • Garantir la qualité des services publics partout et pour tous (santé et éducation, eau et premières nécessités), et interdire les privatisations lorsqu’elles conduisent à la dépossession et à la pauvreté. 
  • Renforcer la médecine préventive, la médecine maternelle et lutter activement contre la pandémie HIV/SIDA et contre les maladies associées à la pauvreté.
  • Garantir des conditions de logement décentes.
  • Considérer effectivement les jeunes comme des partenaires, et pas seulement comme des cibles.
  • Participer pleinement à la construction de la paix et mettre au point des stratégies de prévention des conflits. Faire en sorte que la justice sociale et économique, l’éradication de la pauvreté et la responsabilité publique soient au cœur des programmes de reconstruction post-conflit. 

Les gouvernements doivent s’engager à réaliser et à dépasser les OMD, et doivent mettre sur pied, au plan national, des projets orientés OMD

Une Charte sur l’obligation de rendre des comptes pour les ONG

 

Le Centre Hauser pour les organisations sans but lucratif de l‘Université de Harvard, CIVICUS et des dirigeants d’ONGI ont mis au point une Charte sur l’obligation de rendre des comptes des Organisations Non  Gouvernementales Internationales (ONGI). Cette charte a été élaborée comme garant de la légitimité, de la probité et de la transparence des structures organisationnelles et opérationnelles des ONGI.

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