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Le saviez-vous ?

 

Pauvreté et Faim

  • Plus d’un milliard de personnes vivent avec moins de 1 $ par jour , et près de la moitié de la population mondiale (2,8 milliards) vit avec moins de 2 $ par jour.

  • De 1990 à 2002 en Afrique subsaharienne, bien que le taux de pauvreté ait baissé marginalement, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a augmenté de 140 millions
  • Plus de 800 millions de personnes vont se coucher tous les soirs en ayant faim…300 millions d’entre eux sont des enfants. Parmi ces 300 millions d’enfants, 8%  seulement sont victimes de famines ou d’autres situations de crise. Plus de 90% souffrent de malnutrition chronique et de carences en oligo-éléments.
  • Toutes les 3,6 secondes quelqu’un meurt de faim, et il s’agit dans le majorité des cas d’un enfant de moins de 5 ans.
  • On estimait à 824 millions en 2003, le nombre de personnes touchées par la faim chronique –c’est-à-dire 1 repas par jour au lieu de 2 ou 3.
  • Au début des années 1990, le nombre de personnes qui souffraient de la faim en Asie du Sud-est était en diminution, mais il remonte à nouveau.
  • 1.200 enfants meurent toutes les heures, loin du feu croisé des médias. C’est l’équivalent de trois tsunamis par mois, tous les mois. La très grande majorité de ces décès n’est attribuable qu’à une seule pathologie : la pauvreté.
  • En 2001-2003, selon les estimations de la FAO, il y avait encore 854 millions de personnes sous-alimentées dans le ponde : 820 millions dans les pays en développement, 25 millions dans les pays en transition et 9 millions dans les pays industrialisés.
  • Six millions d’enfants meurent chaque année de malnutrition avant d’atteindre leur cinquième anniversaire.

Sources

Human Development Report 2003

Human Development Report 2005

Millennium Indicators

Millennium Project

FAO

 

Réduire de moitié la proportion ou le nombre ?

 En 1996, le Sommet Mondial de l’Alimentation (SMA) a fixé l’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées avant 2015. La FAO utilise la moyenne de la période 1990-92 comme point de départ pour évaluer les progrès accomplis. L’une des deux cibles visées dans le cadre du premier Objectif du Millénaire pour le Développement est de réduire de moitié entre 1990 et 2015 la proportion de personnes souffrant de la faim. L’objectif du SMA est le plus ambitieux des deux. En fait, l’accroissement continu de la population fait que la proportion de personnes sous-alimentées vivant dans les pays en développement devra être réduite de beaucoup plus de la moitié pour que l’objectif soit atteint. Si la cible de l’OMD est atteinte en 2015 par l’ensemble des pays en développement en tant que groupe, les projections démographiques actuelles laissent penser qu’il restera encore quelque 585 millions de personnes sous-alimentées, soit beaucoup plus que l’objectif du SMA qui est de 412 millions (173 millions de plus). La réalisation de l’objectif du SMA exigera de ramener la proportion de personnes sous-alimentées vivant dans les pays en développement à 7 %, soit 10 points de moins(en pourcentage) que les 17 % actuels.

  • En 1960, l’Afrique était exportateur net de vivres; aujourd’hui, le continent africain importe un tiers de ses céréales.
  • Plus de 40 % des africains n’ont même pas la possibilité d’obtenir suffisamment de vivres de manière régulière.
  • La baisse de la fertilité des sols, la détérioration des terres et la pandémie du sida ont entraîné une réduction de 23 % de la production vivrière par habitant au cours des 25 dernières années, bien que la population ait considérablement augmenté.
  • L’agriculteur africain paye les engrais traditionnels deux à six fois plus cher que les prix pratiqués sur les marches mondiaux.
  • En 1990, plus de 1,2 milliard de personnes -28 % de la population des pays en développement- vivaient dans l’extrême pauvreté avec moins de 1 $ par jour. En 2002, la proportion était passée à 19 %
  • De 1990 à 2002, les taux de l’extrême pauvreté ont diminué rapidement dans la plupart des pays d’Asie, où le nombre de personnes vivant avec moins de 1 $ par jour a baissé d’environ un quart de milliard de personnes
  • Entre 1990-92 et 2001-03, le nombre de personnes souffrant de la faim au Brésil a baissé de 18,5 millions à 14,4 millions et le pourcentage a été ramené de 12 à 8 % de la population.
  • L’Ethiopie, le Ghana et le Mozambique figurent parmi les pays qui se démarquent pour avoir réussi à faire diminuer de manière significative le nombre de personnes sous-alimentées. En Ethiopie, ce nombre a chuté de 6 millions (17 %), passant de 38 à32 millions, entre 1993-95 et 2001-03 le pourcentage de la sous-alimentation ayant chuté de 61 à 46 pour cent. En valeur relative, les résultats du Ghana étaient encore plus remarquables. Le nombre de personnes sous-alimentées a diminué, passant de  5,8 millions à 2,4 millions (59 %) et le pourcentage de la sous-alimentation est passé de 37 à 12 %. Au Mozambique, le nombre de personnes sous-alimentées a diminué de 900.000 personnes (soit 10 %) et le pourcentage de la sous-alimentation est passé de 66 à 45 %.
  • Les pommes de terre ont le taux de protéines le plus élevé (environ 2,1 % pour un produit frais) et ce sont des protéines d’assez grande qualité, avec un type d’acides aminés qui correspond bien aux besoins de l’homme. Elles sont aussi très riches en vitamine C : une pomme de terre de taille moyenne contient environ la moitié de la ration journalière recommandée, et les agriculteurs des zones tropicales peuvent en récolter entre 15 et 25 tonnes en 90 jours.

Sources :

FAO

Millennium Project

Gap Minder Human Development Trends  

Millennium Indicators

 

Santé

  • Plus de 50 % des africains souffrent de maladies d’origine hydrique comme le choléra ou la diarrhée infantile.
  • Toutes les 30 secondes, un enfant africain meurt de paludisme, soit plus d’un million par an.
  • Chaque année entre 300 et 500 millions de personnes sont atteintes de paludisme ; environ trois millions en meurent.
  • L’Afrique subsaharienne bénéficie seulement de 4 % des personnels de santé, mais supporte 25 % de la charge mondiale de morbidité. Les amériques bénéficient de 37 % des personnels de santé, mais supportent seulement 10 % de la charge mondiale de morbidité.
  • On estime que jusqu’à 100.000 morts maternelles pourraient être évitées chaque année dans le monde si les femmes qui ne veulent pas d’enfant utilisaient une contraception efficace.
  • Encore cette année, environ 11 millions d’enfants de moins de 5 ans vont mourir de causes qui sont largement évitables. Parmi eux, il y a 4 millions de nouveau-nés qui ne survivront pas plus d’un mois. S’ajoutent à cela 3,3 millions qui seront mort-nés. Dans le même temps, environ un demi-million de femmes mourront pendant leur grossesse, l’accouchement ou peu de temps après.
  • En 1988 il y avait environ 350.000 cas de polios dans le monde; en janvier 2005 seuls 1 185 cas ont été rapportés.
  • L’espérance de vie à la naissance atteignait une moyenne mondiale de 65,2 ans en 2002, celle des années 1950/1955 était de 46,5 ans. L’espérance de vie la plus longue est celle des femmes au Japon : 85 ans, et la plus courte celle des hommes au Sierra Leone : 32 ans.

 Sources :

World Health Report 2006

Millennium Project

 

Eau et Conditions sanitaires

  • Plus de 2,6 milliards de personnes, soit plus de 40 % de la population mondiale, ne disposent pas de systèmes sanitaires de base et plus d’un milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable.
  • Quatre habitants de la planète sur dix n’ont pas accès à de simples latrines.
  • Cinq millions de personnes, essentiellement des enfants, meurent chaque année de maladies d’origine hydrique.
  • Une personne sur cinq vivant dans le monde en développement, n’a pas accès à de l’eau propre –on suggère un minimum de 20 litres par jour- alors que la consommation moyenne d’eau en Europe se situe entre 200 et 300 litres par jour et 575 litres aux Etats-Unis.
  • Pour 1,1 milliard de personnes dans le monde, les ressources en eau ne sont pas fiables, sont dangereuses ou trop chères. Rapport Mondial sur le développement humain  2006.
  • Environ un tiers des personnes qui n’ont pas accès à une source d’eau fiabilisée vit avec moins de 1 $ par jour. Les autres vivent avec moins de 2 $ par jour.  Dans le domaine sanitaire aussi, il y a une forte corrélation entre le niveau de pauvreté et les conditions sanitaires : environ 1,4 milliard de personnes qui n’ont pas accès à un système sanitaire vivent avec moins de 2 $ par jour.
  • 2.6 milliards de personnes n’ont pas accès à un système sanitaire décent. L’Objectif du Millénaire pour le Développement de réduire de moitié le déficit global en matière sanitaire par rapport au niveau de 1990  exige de diminuer ce chiffre de plus de 120 millions de personnes chaque année entre maintenant et 2015. Le coût avec les latrines les moins chères serait de 10 milliards de dollars, et 34 millions de dollars pour de meilleures technologies.
  • Environ 700 millions de personnes dans 43 pays vivent en dessous du seuil minimum de 1.700 mètres cubes d’eau par personne et par an. Dans 20 ans, 3 milliards de personnes vivront en dessous de ce seuil.
  • 20 % des exploitations agricoles du Mexique bénéficient de 75 % des subventions pour l’eau d’irrigation.

Sources :

Human Development Report 2006 

Millennium Project

 

Education

  • Quelque 781 millions d’adultes (1 sur 5 dans le monde) sont dépourvus de compétences minimales en matière d’alphabétisation; dont les deux tiers de femmes.
  • La part des dépenses nationales d’éducation dans le PNB, a décru de façon inquiétante entre 1999 et 2004 dans 41 des 106 pays pour lesquels on dispose de données, bien qu’elle ait augmenté dans la plupart des autres.
  • Il y a encore environ 218 millions d’enfants qui travaillent, les trois quarts d’entre eux ayant moins de 14 ans.
  • L’UNESCO dit dans le Rapport mondial de suivi de l’Education Pour Tous 2007, que l’éducation primaire universelle coûterait 11 milliards de dollars par an…c’est la moitié de ce que les américains dépensent en crèmes glacées (2004).
  • La discrimination envers les filles est plus forte au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Ethiopie, en Guinée, au Mali et au Togo qu’ailleurs, avec moins de 60 filles qui entrent dans l’enseignement secondaire pour 100 garçons.
  • La différence entre les filles et les garçons augmente considérablement au second cycle du secondaire, puisque à ce niveau, pratiquement 9 enfants sur 10 (87 %) vivent dans des pays avec des disparités entre les sexes pour le taux de scolarisation.
  • Les jeunes qui ont reçu une éducation primaire ont deux fois moins de risques de contracter le VIH que ceux qui ne l’ont pas reçue. L’éducation primaire universelle éviterait 700.000 cas de VIH chaque année – près de 30% des nouvelles infections se situent dans cette tranche d’âge.
  • Globalement, environ un garçon sur six et plus d’une fille sur cinq en âge d’aller à l’école primaire n’y vont pas.
  • Les manquements à l’’éducation des filles et des femmes perpétuent des famines évitables. Le progrès dans la formation des femmes est l’élément qui a le plus contribué à réduire la malnutrition entre 1970 et 1995,  jouant un rôle plus important que l’augmentation de la quantité de nourriture disponible.
  • 77 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne vont toujours pas à l’école, mais entre 1999 et 2004 leur nombre a diminué d’environ 21 millions.

 

Sources

UNESCO

UNESCO - The 2007 Global Monitoring Report

Action Aid

Campaign for Education

Millennium Indicators

 

VIH/SIDA

  • Environ 65 millions de personnes ont été contaminées par le VIH et le sida a tué plus de 25 millions de personnes depuis qu’il a été identifié pour la première fois en 1981. La grande majorité des 38,6 millions de personnes qui vivaient avec le VIH en 2005 n’étaient pas au courant de leur situation.
  • Le VIH/SIDA tue chaque jour 6.000  personnes et  en contamine 8.200 autres.
  • La tuberculose est la principale maladie mortelle liée au sida et dans certaines régions d’Afrique,  75 % des personnes qui vivent avec le VIH ont également la tuberculose.
  • Plus de 2 millions d’enfants de 14 ans et moins vivaient avec le VIH en 2005.
  • Environ la moitié des 39 millions de personnes qui vivaient avec le VIH en 2005 étaient les femmes.
  • L’UNICEF prévoit que le nombre d’enfants qui ont perdu un ou leurs deux parents à cause du sida sera de 15,7 millions en 2010.
  • A fin 2005, 12 millions d’enfants étaient orphelins à cause du sida en Afrique subsaharienne.
  • En 2005, dans les pays à bas et moyen niveaux de revenus, seules 9 % des femmes enceintes séropositives bénéficiaient d’une prophylaxie antirétrovirale pour prévenir la transmission du virus à l’enfant-en augmentation de 3 % par rapport à 2003.
  • Globalement en 2005, on estime à 15,2 millions le nombre d’enfants de moins de 18 ans qui ont perdu un ou leurs deux parents du sida; environ 80% d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne.
  • En Afrique du Sud,  pays où le nombre d’orphelins dus au sida est le plus grand, plus de 7,1 millions d’enfants de moins de 14 ans qui vivent dans la pauvreté bénéficiaient d’une subvention du gouvernement en avril 2006.
  • En 2005 le sida a coûté la vie à 2,8 millions de personnes, et plus de 4 millions de personnes supplémentaires ont été contaminées par le virus (environ 11 000 personnes par jour).   
  • En 2005, on estimait à 8,3 milliards de dollars les financements disponibles pour lutter contre le sida; on estimait aussi que ce chiffre devrait passer à 8,9 milliards en 2006 et à 10 milliards en 2007. Mais ces chiffres sont loin des sommes nécessaires – 14,9 milliards de dollars en 2006, 18,1 milliards en 2007 et 22,1 milliards en 2008.
  • Le nombre de personnes qui reçoivent un traitement antirétroviral dans les pays à faible et moyen revenus a triplé depuis fin 2001.
  • Le nombre d’enfants rendus orphelins par le sida est passé de 1 million en 1990 à 15 millions aujourd’hui; ce nombre pourrait dépasser 25 millions en 2010.
  • A chaque minute qui passe, un enfant de moins de 15 ans meurt d’une maladie en rapport avec le sida, et quatre jeunes âgés de 15 à 24 ans sont contaminés par le virus.
  • 1.800 enfants par jour sont contaminés par le virus, la grande majorité d’entre eux étant des nouveau-nés.
  • Grâce à l’augmentation des réserves de traitements antirétroviraux, on estime à 2 millions le nombre d’années de vie gagnées depuis 2002 dans les pays à faible et moyen revenus.
  • Entre 2001 et 2005, le nombre de personnes en traitement antirétroviral dans les pays à bas et moyen revenus a quintuplé, passant de 240 000 to 1,3 million de personnes. C’est en Afrique subsaharienne que l’augmentation a été la plus forte, passant de 100 000 à la fin de 2003 à  810 000 personnes, 2 ans après. Les prix des médicaments antirétroviraux ont baissé de manière significative, les génériques ont été plus largement disponibles et les systèmes d’obtention des médicaments ont été améliorés. Mais l’objectif établi en 2003, d’atteindre au moins la moitié des personnes qui ont besoin d’un traitement n’a pas été réalisé et les médicaments antirétroviraux n’en atteignent qu’un sur cinq dans le monde.

 

Sources

UNAIDS

Millennium Project

UNICEF 

Millennium Indicators

 

Situation des Femmes

  • En Afrique subsaharienne 1 femme sur 16 meurt au cours de sa grossesse ou pendant l’accouchement, alors que ce chiffre est d’une femme sur 4.000 dans les pays industrialisés.
  • Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est deux fois plus bas lorsque la mère a reçu une éducation primaire.
  • Dans les pays en développement, les filles qui poursuivent des études secondaires ne représentent que 43 % de leurs tranches d’âge.
  • Plus de 80 % des agriculteurs africains sont des femmes.
  • Plus de 40 % des femmes africaines n’ont pas accès à l’enseignement de base.
  • Six années d’enseignement ou plus signifient pour une femme adulte une amélioration spectaculaire et systématique des soins prénatals et postnatals et des taux de survie à l’accouchement. Les mères éduquées font vacciner leurs enfants plus souvent que les autres, à raison de 50 % de plus.
  • Dans certaines parties d’Afrique et des Caraïbes, les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ont six fois plus de risques d’être contaminées que les jeunes hommes du même âge
  • Les femmes représentent presque la moitié du nombre total de personnes qui vivent avec le VIH, soit environ 17,3 millions, parmi lesquelles 13,2 millions vivent en Afrique subsaharienne (76% des femmes vivant avec le VIH). 
  • Le sida se propage deux fois plus rapidement parmi les jeunes filles non éduquées que parmi les autres.
  • La plupart des soins donnés aux personnes qui vivent avec le VIH sont donnés à leur domicile, et 90 % des soins sont donnés par des femmes ou des jeunes filles.
  • Le taux de survie des enfants d’une femme qui a fréquenté l’école primaire pendant cinq ans est de 40 % supérieur à celui des enfants des femmes non éduquées.
  • Les femmes qui vivent en Afrique subsaharienne ont 1 chance sur 16 de mourir pendant leur grossesse ou pendant l’accouchement. A titre de comparaison, les risques sont de 1 sur 3.700 en Amérique du Nord.
  • Toutes les minutes, une femme meurt pendant sa grossesse ou l’accouchement, et au total, 1 400 femmes meurent chaque jour – quelque 529 000 par an – de causes liées à la grossesse.
  • Près de la moitié des enfants des pays en développement naissent sans l’aide d’une accoucheuse qualifiée.
  • Depuis les élections de 2005 en Afghanistan et en Iraq, les femmes représentent respectivement 27 et 25 % des parlementaires.  
  • 200 millions de femmes qui voudraient espacer ou limiter leurs grossesses n’ont pas accès à la contraception.  
  • En moyenne, un enfant dont la mère n’a pas été éduquée risque deux fois plus de ne pas être scolarisé que celui dont la mère a reçu une forme d’éducation.
  • Les chances de survie des enfants dont les mères ont reçu au moins une éducation secondaire sont deux fois plus grandes que celles des enfants dont les mères sont moins éduquées.

Sources

UNAIDS

Millennium Project

UNICEF 

Millennium Indicators

 

Commerce

  • Les Nations Unies estiment que des règles commerciales injustes privent les pays pauvres d’environ 700 milliards de dollars chaque année. Moins de 0.01% de cette somme pourrait sauver la vie de 30 millions de personnes.
  • 10 millions de dollars sont échangés toutes les minutes par le commerce international. 70% de ce commerce est contrôlé par des entreprises multinationales.
  • Les 49 pays les plus pauvres représentent 10% de la population mondiale, mais seulement 0.4% du commerce mondial. Leur part a diminué de moitié depuis 1980.
  • Le commerce mondial vole aux pays pauvres 1,3  milliard de Livres Sterling par jour – 14 fois ce qu’ils reçoivent en aide.
  • Alors que le commerce mondial a été multiplié par 10 depuis 1970 et qu’on produit plus de nourriture que jamais, le nombre de personnes qui ont faim en Afrique a doublé.
  • Les prix des principales exportations des pays pauvres sont plus bas qu’ils n’ont été depuis 150 ans.
  • On estime que le commerce rapporte 141,8 milliards de dollars par an aux pays riches, et 2,6 milliards de moins par an à l’Afrique.
  • Les pays riches dépensent 100 milliards de dollars par an pour protéger leurs marchés avec des tarifs, quotas et subventions ; c’est deux fois plus que la somme qu’ils donnent au titre de l’aide aux pays en développement.
  • Les règles commerciales actuelles mettent en concurrence les agriculteurs mexicains qui vivent avec 1 dollar par jour avec les agriculteurs américains qui reçoivent plus de 20,000 dollars par an en subventions.
  • En moyenne l’UE verse plus de 2 dollars par jour de subvention par vache, pendant que plus de 3 millions de personnes luttent pour survivre avec moins que cela dans les pays en développement.
  • L’UE donne 86,8 milliards de dollars de subventions par an à ses agriculteurs. 5 milliards de dollars suffiraient à donner à toutes les populations l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.
  • En moyenne les producteurs de café touchent 1 dollar par kg produit, alors que les consommateurs le paient environ 15 dollars. – une majoration de 1500 %.

Sources

Christian Aid

CAFOD

Oxfam

Bathstudent

 

 

0.7% d’aide

  • En 1970, 22 parmi les pays les plus riches du monde se sont engagés à consacrer 0,7 % de leur revenu national à l’aide internationale. 34 années plus tard, seuls 5 pays ont tenu leur promesse. Pas le Royaume-Uni. 
  • Seuls 5 pays : le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède – ont atteint l’objectif des Nations Unies : ils consacrent 0,7 % de leur PNB à l’aide internationale. Onze autres pays de l’UE se sont engagés à le faire d’ici 2015. Si tous les donateurs tenaient leurs engagements, l’aide devrait atteindre 130 milliards de dollars en 2010.

 

Sources

Save the Children

Millennium Indicators

 

 

Dette 

  • 7 millions d’enfants meurent chaque année des conséquences de la crise de la dette.
  • Pour chaque Livre sterling de subvention aux pays en développement, plus de 13 Livres reviennent en remboursement de la dette.
  • Chaque année, la région la plus pauvre du monde : l’Afrique subsaharienne, dépense 14,5 milliards de dollars en remboursement de ses dettes aux pays riches et aux institutions internationales telles que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.
  • Nous devons annuler toutes les dettes des pays les plus pauvres si nous voulons atteindre l’Objectif du Millénaire pour le Développement de réduire de moitié le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour d’ici 2015.
  • Plus de 85% de la dette due par les pays les plus pauvres doit encore être annulée.
  • Le montant de l’annulation de la dette nécessaire pour les pays pauvres est de 500 milliards de dollars, le montant promis par les créditeurs en mars 2007 de 150 milliards de dollars et le montant annulé en mars 2007  de 83 milliards de dollars.
  • Etalé sur dix ans, le coût pour le contribuable du Royaume Uni de l’annulation de 1,3 milliards de livres de dette serait de 171 millions de livres par an, soit 2,85 livres par citoyen du Royaume-Uni – le prix d’une pinte de bière.
  • Etalé sur 20 ans, le coût de l’annulation de la dette des 52 pays du Jubilé de 2000 serait seulement d’un penny par jour pour chaque habitant du monde industrialisé.
  •  L’Ethiopie, qui a un des taux de mortalité les plus élevés du monde, a dépensé 197 millions de dollars en remboursement de la dette en 2001. Avec cette somme, elle aurait pu financer entièrement des prestations de soins élémentaires de santé pour les mères et les enfants.
  •  L’argent dépensé en remboursement de la dette pourrait donner l’eau à environ 1,3 milliard de personnes dans le monde.

 

Sources

World Health Report 2000

DATA

Jubilee Debt Campaign

CAFOD

WDM

WorldCentric

OXFAM

 

Divers

  • La déforestation, essentiellement la transformation de forêts en terre agricoles, continue à un rythme alarmant – environ 13 millions d’hectares par an, ce qui représente une perte nette qui équivaut à environ 200 kilomètres carrés par jour.  
  • Depuis 1995, le nombre de jeunes dans le monde a augmenté de 135 millions, pendant la même période, le chômage des jeunes est passé de 72,8 à 85,7 millions.
  • Les jeunes représentent désormais près de la moitié du nombre total de chômeurs dans le monde : 192 millions. Dans beaucoup de pays, ils ont trois fois plus de risques que les adultes d’être à la recherche d’un emploi.
  • Plus de la moitié de la population des régions développées a accès à Internet, alors que la proportion est de 7 % dans les régions en développement et de moins de 1 % dans les 50 pays les moins développés.

Sources

Millennium Indicators

 

GCAP Works on
Accountability Trade Aid Debt Gender Climate Chaos