Institutions Financières Internationales
Le constat
Nous appelons les gouvernements des pays riches et les Institutions à établir un ordre mondial juste et équitable dans lequel les Institutions
Financières Internationales (en particulier, la Banque mondiale, le FMI et l’OMC) agiraient
selon les grands principes qui régissent les engagements de l’ONU et les
obligations concernant les droits de l’homme, pour mieux réglementer l’économie
mondiale.
Les
conditions imposées par la Banque mondiale et le FMI, en particulier les
privatisations, la restriction des dépenses et la libéralisation du commerce,
font souvent tort aux pauvres au lieu de les aider. De plus, ces conditions
font que le pouvoir de décision est retiré aux populations locales pour être
donné à des fonctionnaires qui siègent à Washington. Souvent, les organisations
de la société civile, les parlements et les gouvernements sont dans
l’incapacité de faire leurs propres choix car tout a déjà été décidé par le FMI
et la Banque mondiale. Par exemple, les plafonds de dépenses imposés par le FMI
réduisent toute marge de manœuvre sur les allocations budgétaires à la santé et
à l’éducation.
Les structures de gouvernance de la Banque mondiale et du FMI font que les pays pauvres n’ont que très peu leur mot à dire. Les pays du G8 sont en situation dominante dans les Conseils des deux institutions - par exemple, le Royaume Uni détient plus de pouvoirs de vote que toute l’Afrique sub-saharienne. Lors des prochaines Réunions annuelles, il y a des chances que le Conseil du FMI décide d’augmenter le nombre de pouvoirs de vote de certains pays à moyen revenu tels que le Mexique, la Turquie et la Corée du Sud mais pour l’heure il est hautement improbable qu’un quelconque pays d’Afrique bénéficie d’une telle mesure.
L’AMCP va focaliser son action sur l’aboutissement
de réformes visant à donner des voix aux pauvres dans le processus décisionnel
du FMI et de la Banque mondiale et à permettre aux pays de décider par
eux-mêmes de leur cheminement vers le développement, sans se voir imposer des
politiques économiques désastreuses pour eux.

Documents :
- The World Bank’s Strategy on Governance and Anticorruption – a civil society perspective, a CIDSE Background Paper, July 2006
- Trade Union statement to the 2006 Annual Meetings of the IMF and World Bank (Singapore, 19-20 September 2006)
- Global Call for Actions against International Financial In$titution$, September 2006
- The IMF: Shrink it or Sink it, A Consensus Declaration and Strategy Paper, July 24, 2006 (Traduction française)
- ActionAid UK Response to the Summary Findings of the World Bank Review of Conditionality, August 2005
- Loosening the leash? World Bank Conditionality Review: Eurodad Policy Briefing, August 2005
- Verdict and sentence of the Asian Peoples’ Tribunal on Poverty and Debt, Battam/Indonesia, September 2006
- A
Call for Participatory Decision-Making: Discussion Paper on World
Bank-Civil Society Engagement, Joint Facilitation Committee, April 2005. (Traduction française)





